Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le parcours atypique et inspirant d’un LJE Alumni et ancien coach Mini-Entreprise, Arthur Guiot, indépendant en digital marketing

« Comment se fait-il qu’un gamin de 24 ans a déjà pu voyager à travers le monde, créer 2 start-ups, obtenir son diplôme et cela sans aucun budget ?  

Je suis sur la droite (17 ans). Héhé. Très drôle à regarder !

Tout a commencé, il y a 7 ans… Via les Mini-Entreprises, j’ai pu créer mon premier projet entrepreneurial. J’avais réussi à convaincre un groupe d’amis de me rejoindre. A la clé, je leur avais promis de l’argent et des filles. L’argent n’a pas suivi, mais quelques couples se sont formés. Cette première expérience m’a permis de goûter amèrement à l’échec.

Pendant mes études, je souhaitais me relancer. J’ai participé à tous les événements d’entrepreneuriat à Bruxelles (UStart, Jade, LJE, Startup Weekend etc.). C’est important de s’immoler dans un environnement.

Un ingénieur qui n’a jamais été sur un chantier n’a pas de sens… Un entrepreneur qui n’a jamais côtoyé des start-ups non plus.

Malgré des dizaines de business plan dans mon tiroir, à la sortie des études, j’ai choisi un emploi stable 🙄. Après deux ans en marketing dans des grosses sociétés (Hermès et Bank of New York), j’ai compris que je n’étais pas fait pour le salariat et sa régularité. J’aime beaucoup trop le changement, l’aventure, les découvertes constantes pour me complaire dans un 45 heures/semaine.

En septembre 2017, j’ai décidé de faire le saut. Il est plus simple de ne pas craindre l’avenir quand on a un master en business international et seulement 22 ans…

Les entrepreneurs les plus dangereux aujourd’hui sont les jeunes. Nous sommes prêts à prendre des risques démesurés, pour ensuite, au pire, manger des pâtes pendant quelques années. Là où un bon père de famille aura tendance à s’arrêter, un jeune pourra pousser très loin ses convictions… C’est notre force, ne l’oubliez pas.

C’est Zev Siegl, le fondateur de Starbucks, qui m’a inspiré à découvrir le monde. Celui-ci avait, en effet, trouvé son idée pendant ses voyages… C’était cela mon plus gros problème… L’esprit entrepreneurial, je l’avais. La connaissance, je l’avais (un peu trop d’Oussama Ammar et Paul Graham dans mes oreilles 🙄). Ce qu’il me manquait, c’était : the Idea 💡.

Des idées, j’en ai chaque jour des dizaines… Par contre, une idée de startup ou plutôt un combat qui me donnera la volonté de me battre 60 heures par semaines pendant 5 ans, je ne l’avais pas encore trouvé.

Simon Sinek lors de son Ted Talk

Comme Simon Sinek nous le conseille, trouvez d’abord votre Pourquoi, avant de viser le Comment et le Quoi. Beaucoup de jeunes entrepreneurs savent exactement ce qu’ils souhaitent implémenter dans le marché et comment ils vont s’y prendre. Après plusieurs mois, beaucoup abandonnent (crises internes, mauvaises décisions, burn-out). Ce qu’il manque souvent c’est une raison de continuer le combat… Un Pourquoi.

Arrivée à Singapour en 2017

Donc me voilà arrivé à Singapour pour déterminer tous les problèmes qui méritent d’être résolus et importés en Belgique. L’Asie est un continent fascinant puisque la croissance est plus rapide qu’en Europe et qu’il reste encore tout à construire. Les Asiatiques sont très tech, les innovations et idées affluent à travers toutes les rues. Là où l’Europe peut être ressentie comme étant encore un peu à la traîne…

Énergisé par toutes ces innovations, j’ai vite voulu aider mes proches à implémenter ces nouveaux concepts digitaux. J’ai alors appris le code, la création de campagnes digitales, de landing pages etc. Je me rappelle que mon premier site, je l’avais vendu à 100€ (pour 30 heures de travail). Aujourd’hui, je demanderai minimum 1500€ pour le même site…

Arthur Guiot – travail dans un café à Paris (2019)

Ensuite comme beaucoup de compétences, il n’y a pas de secret. C’est beaucoup de travail, d’amour et de répétitions. J’ai compris cela en dansant la salsa. Tu peux regarder toutes les vidéos YouTube du monde, c’est en faisant 150 fois la figure que tu commences à la maîtriser réellement. Apprenez des compétences qui animent votre curiosité. Vous serez bon dans les activités que vous aimez le plus…

En 7 ans, j’ai créé 4 différents projets entrepreneuriaux,

Aujourd’hui, je suis indépendant en digital marketing. J’aide des entreprises locales et internationales à s’exporter dans le monde. Mon agence fonctionne à 100% en ligne. Je n’ai donc plus pas besoin d’être en Belgique pour faire fonctionner l’affaire. C’est un bel avantage puisque cela me permet de voyager à travers le monde tout en gardant un salaire. J’ai choisi le chouette lifestyle plutôt que la billion company

En face d’un altar au Japon (2018)

J’ai arrêté de chercher mon combat ultime : mon Pourquoi. Je pense que profondément, nous savons déjà pourquoi nous nous battons tous les jours. Personnellement, j’aide les petites entreprises à affronter les grands à l’international. Je trouve cela honorable et cela me plaît 😊 !

Quoique vous choisissiez dans votre vie, faites ce choix pour vous et ne regardez jamais en arrière.

Arthur »